Préjugés face à la morphine

L’utilisation de la morphine est victime de nombreux préjugés :

  •  Tout d’abord lorsqu’elle est administrée chez les patients en fin de vie,  la morphine n’accélère pas la mort du patient quand elle est administrée de façon appropriée. L’utilisation de la morphine n’est pas réservée seulement aux personnes en fin de vie. En effet, une personne qui souffre de douleur chronique a le droit d’être soulagée (voir la chartre de la personne hospitalisée) et la morphine étant un produit peu toxique, elle peut être administrée pendant de nombreuses années sans problème. La morphine peut être également utilisée pour soulager les douleurs des personnes gravement blessées ou souffrant d’un cancer. Elle peut être utilisée avec un traitement bref pour des douleurs aigues intenses comme une fracture très douloureuse, un infarctus du myocarde, douleurs postopératoires… ou bien avec un traitement prolongé pour des douleurs cancéreuses ou autres,

 

  • Un autre préjugé face à l’utilisation de la morphine est qu’elle causerait une dépendance psychologique. Mais lorsque la morphine est administrée de façon adéquate le risque de dépendance psychologique est faible, par contre la dépendance physique est quasi-inévitable. La dépendance physique est normale lors d’un traitement par opiacés,

 

  • Enfin, un dernier préjugé concernant la morphine est qu’elle provoquerait des délires. Mais en réalité, l’apparition de confusions chez un patient est seulement un effet secondaire au début du traitement lorsque le patient n’est pas encore habitué au produit ou que la dose prescrite est trop élevée.

 

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