Limite des effets négatifs

La morphine étant un produit puissant et entrainant de graves complications, il est normal de l'utiliser uniquement avec d'autres médicaments comme des sédatifs, de manière à contrecarer les différents effets négatifs engendrés.

 

1- Les différentes solutions en cas de complication

Il arrive souvent que la prise de morphine entraine des complications, et dans ces cas là, c'est au personnel médical d'agir, et ce souvent en urgence.

 A chaque complication correspond une ou plusieurs solutions :

Par exemple, dans le cas où le patient commence à entrer dans le coma, ou bien lorsqu'il "oublie de respirer", ou plutôt lorsque l'organisme n'en ressent plus le besoin à cause de la morphine, il est possible de :

  • Stimuler le patient en lui parlant, le secouant, de manière à lui refaire prendre conscience du monde qui l'entoure et de le faire respirer de nouveau,
  • Si le patient ne réagit pas à la stimulation, il est placé sous respiration artificielle, ce qui peut lui remémorer le mécanisme de respiration et ainsi le stimuler,
  • En dernier lieu, il est possible d'injecter au patient de la naloxone, qui a clairement été appelé par Mme Barnichon "l'antidote de la morphine". Cette substance inhibe totalement les effets de la morphine (cf partie 1, sous partie 2). Cependant cette solution reste uniquement le derniers recours, car elle implique un arrêt total du traitement que le patient suit, ainsi qu'une totale exposition à la douleur à laquelle il est sujet.

  

flacon de naloxone

Cependant, ces complications chez le patient ne sont uniquement engendrées qu'en cas de surdosage. Il est à noter que les anesthésistes font tout pour éviter ces cas.

La réaction aux différentes crises qui peuvent survenir chez le patient nécessitent d'être très rapide. Il est important d'anticiper au mieux ces crises, en postant des infirmières pour observer la fréquence respiratoire du patient ainsi que le degré de dilatation de sa pupille, qui fournissent des indications évidentes sur l'état du patient et confirment ou non les cas de surdosage.

 

2- Mesures prises par l'organisation mondiale de la santé.

Afin de limiter au maximum ce type de crise, l'organisation mondiale de la santé (OMS) a pris plusieurs mesures, dont la mise en place d'une graduation précise définissant l'utilisation de traitements antalgiques en fonction de du seuil de douleur du patient. Ce seuil est déterminé par la "réglette" expliquée dans la partie précédente, par les questions directes posées au patient ou bien par l'état de son visage.

Ci dessus les différents paliers de douleur créés par l'OMS afin de limiter les risques d'utilisation inadaptée de certains antalgiques

 

3- Une utilisation malgré tout restreinte

Malgré l'évolution remarquable de son utilisation dans le milieu médical, la morphine reste malgré tout administrée avec précaution. En effet, celle ci n'est employée que lorsque un traitement de palier II (voir ci-dessus) ne suffit plus, c'est à dire qu'une substance telle que la codéine ( dérivé de la morphine moins efficace) ne soulage pas assez le patient et que le passage à une substance de palier III devient nécessaire.

De plus, même s'il existe certes une évolution dans la réglementation concernant la morphine, certaines lois  persévèrent et la réglementation de celle ci reste en général très précise, stricte et contrôlée dans le milieu médical. Cette contrainte pour le médecin s'exprime notamment par la nécessité d'utiliser une ordonnance spéciale manuscrite.

 

 

 

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