Morphine : introduction

Un peu d'histoire

Le mot "morphine" nous vient de la mythologie grecque "Μορφεύς", ou Morphée, dieu des rêves et du sommeil.
La morphine est tout d'abord la principale substance issue d'une graine provenant d'une fleur : "la fleur de pavot".  
Elle est utilisée pour ses vertues psychotropes, c'est à dire agissant sur l'état du système nerveux central.

 

différentes formes de la fleur de pavotDécouverte

Le principe actif des opioides, dont fait partie la morphine, n'est découvert qu'au XIXème siècle, avec tout d'abord l'isolation d'un sel composé de morphine et de narcotine par le français Jean-François Derosne. Puis en 1806 Armand Seguin sépare ce sel et isole de ce fait la morphine. Celui-ci ne publia pas sa découverte ce qui fera la gloire du pharmacien allemand Friedrich Wilhelm Sertürner qui l'isola à son tour et qui en choisit le nom. Cette découverte s'est très rapidement répandue dans le milieu médical du fait de sa manipulation simple et de ses propriétés analgésiques très efficaces.

Certaines découvertes ont également accentué l'intégration de la morphine dans le milieu médical telles que la seringue en 1850    par le médecin lyonnais Charles Pravaz. C'est à partir de cette date qu'une utilisation massive de la morphine va avoir lieu auusi bien dans le milieu médical que sur les champs de bataille durant les guerres.

Ce sont cette grande diffusion et cette simplicité d'utilisation qui vont engendrer un phénomène jamais observé auparavant: "la morphinomanie" c'est-à-dire la dépendance à la morphine. Ce phénomène va notamment être observé par le docteur Levinstein pharmacien Louis Lewin qui sera le premier à dévoiler la toxicomanie au grand public. 

Ces deux aspects de la morphine nous a donc amené à nous poser la question suivante : 

Pourquoi a-t-on mis aussi longtemps a utiliser la morphine dans le milieu médical ?

 Afin d'apporter une réponse a cette problématique, nous étudierons dans un premier temps l'action de la morphine sur le corps humain, puis les effets négatifs et secondaires de la morphine et enfin dans une dernière partie nous verrons réellement ce qu'il en est aujourd'hui grâce à l'interview de Mme Barnichon , anesthésiste à l'hopital franco-britannique de Levallois-Perret.

 

                                           

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